Release Date: August 26, 2022
Catalog Reference: Hmpty047
Rin means secret in Breton. Rin is a record strewn with Breton idioms: Finvus, Askre, Balafenn, Brik.
Monolithe Noir’s second album Moira (Kowtow Records, 2020) again invited us to chase away some dusty demons, to stir up the past and let some space to repetition, in search of textures and atmospheres. And since each record is a research and also sometimes a way of contradicting what we had at all costs wanted to say before, Rin takes the opposite direction from Moira. By breaking down barriers, focusing on movement, forgiving mistakes and ultimately having fun.
Recorded and mixed between a cellar, two apartments and a family home, this third album is more porous to the environments in which it was conceived.
Rin was made in peace and with the precious contribution of accomplice Yannick Dupont (Yokaï, Jahwar, Ottla) who brought in light and opened up to a more flexible, more lively way to write the music.
Brittany, the desire to rediscover it, was central in the writing process of the record and in the atmospheres that emanate from it. Sunken paths, gnarled trees, chiseled coasts, moor, Brest, lonely villages, peri-urban areas, a nuclear power station in the heart of Monts d´Arrée. Rain, sun, many times in the day. Rin explores many different landscapes without trying to lose the listener in the middle of the forest.
You can walk around, with your nose in the air, take deep breaths, and then, at nightfall, hurry home. A hurdy-gurdy, crafted from scrap materials gleaned from the street, an old harmonium found at the end of a flea market, old tape recorders appear on Rin(alongside synths, bass and drums) and perpetuate the presence of drone by exploring other textures, more acoustic but always a little twisted.
If they have been composed and polished in a form of appeasement, Rin’s tracks remain filled with tension, anger, lightning. We could perhaps hear in the background throughout this album, a voice that seems to speak to another, telling it to be more measured, but the conflict is still there. The voice makes an appearance on Finvus and more discreetly on Brik and Landmaerck. Stealthy, it is not there to invite the instruments around her, it rather blends into them. Jawhar Basti comes to haunt Barra Bouge with a feverish and heady song while Mirabelle Gillis (Miossec, Hakim Hamadouche, François Joncour) slashes her violin with dissonant lines before tearing clouds that have become too oppressive.
Rin ça veut dire secret en breton. Rin est un disque par ailleurs parsemé d’idiomes bretons : Finvus, Askre, Balafenn, Brik.
Le deuxième disque de Monolithe Noir Moira (Kowtow Records, 2020) invitait encore à chasser quelques démons poussiéreux, à remuer le passé et laissait la part belle à la répétition, à la recherche de textures. Et comme chaque disque est une recherche et aussi parfois une manière de contredire ce qu’on avait à tout prix voulu dire auparavant, Rin prend le contrepied de Moira. En décloisonnant, en privilégiant le mouvement, en pardonnant l’erreur et finalement en s’amusant. Enregistré et mixé entre une cave, deux appartements et une maison familiale ce troisième album de Monolithe Noir s’est fait plus poreux aux environnements dans lesquels il a été conçu.
Rin a été fabriqué dans la tranquillité et pour la première fois à quatre mains, avec comme complice de choix Yannick Dupont (Yokaï, Jahwar, Ottla) Pour faire entrer de la lumière, une respiration et s’ouvrir à une manière plus souple, plus vivante, moins métronomique, d’écrire la musique.
La Bretagne, l’envie de la retrouver et la redécouvrir a été centrale dans l’écriture du disque et dans l’imaginaire qui en émane. Chemins creux, arbres noueux et râblés, côtes ciselées, lande, Brest, les villages esseulés, les zones périurbaines, une centrale nucléaire en plein Monts d’Arrée. Et autant d’intempéries que d’éclaircies. Rin explore plein de paysages différents mais sans chercher à planter l’auditeur·rice en pleine forêt.
On peut s’y balader nez en l’air, prendre de grandes inspirations, puis, la nuit tombant, presser le pas vers la maison. Une vielle à roue, conçue à partir de matériaux de récupération glanés dans la rue, un vieille harmonium trouvé à la fin d’un marché aux puces, des flûtes à bec apparaissent sur Rin (à côté des synthétiseurs, basse et batterie)et perpétuent la présence du son continu en explorant d’autres textures, plus acoustiques mais toujours un peu tordues.
S’ils ont été composés et peaufinés dans une forme d’apaisement, les titres de Rin restent traversés par des tensions, la colère, la foudre. On pourrait peut-être entendre en filigrane au long de cet album, une voix qui semble parler à une autre en lui intimant d’être plus mesurée, mais le conflit reste toujours présent. La voix fait une apparition sur Finvus et de manière plus discrète sur Brik et Landmaerck. Furtive, elle n’est pas là pour convier les instruments autour d’elle, elle s’y fond plutôt. Jawhar Basti vient lui hanter barra bouge avec un chant fiévreux et entêtant. Mirabelle Gillis (Miossec, Hakim Hamadouche, François Joncour) lacère son violon avec des traits dissonants avant de déchirer les nuages d’un Barra Bouge devenu trop oppressant.